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L’évolution de l’érotisme au cinéma

Comme les autres arts avant lui, le cinéma n’a pas attendu longtemps pour servir l’image de propos érotiques. D’abord simples expressions filmées de corps nus ou de scènes de danses suggestives, le cinéma érotique a su évoluer pour aboutir à son âge d’or, dans les années 60 et 70. Entre subversion et transgression des normes sociales et morales, le cinéma défini comme érotique a conservé sa ligne un temps, jusqu’à son interdiction de diffusion dans les salles obscures… L’érotisme au cinéma est un excellent résumé de l’histoire de l’érotisme depuis ses origines ; d’abord montré sans fausse pudeur, il est ensuite interdit par les tenants d’une morale douteuse.

La définition d’un cinéma érotique

La première chose à faire avant d’évoquer le cinéma érotique est de tenter d’en faire une définition. Peut être considéré comme film érotique toute construction cinématographique ayant pour but de susciter l’émoi, voire le désir chez le spectateur. Néanmoins, si certains films sont entièrement dévoués à cette tâche, d’autres ne présentent que quelques scènes à forte charge érotique. L’exemple le plus frappant étant sans conteste la scène mythique du tour de potier dans Ghost avec les Righteous Brothers en fond. Pas de sexe à proprement parler, mais une évocation très réaliste de la montée du désir. L’érotisme est à son comble. En montrer plus et l’on tomberait dans la pornographie. Moins, et l’on risquerait la comédie romantique sirupeuse… L’érotisme se situe aux confins de l’histoire d’amour et de l’histoire de sexe. Il imprime le désir, le stimule, sans jamais glisser dans la froideur de l’acte. Exactement de la même façon que l’érotisme religieux suggéré dans la littérature Chrétienne par exemple. Si de nombreux textes font l’apologie des plaisirs de la chair, c’est très souvent par le biais d’une parabole et toujours en considérant cette sensualité nécessaire à l’union avec le divin.

L’âge classique du cinéma érotique

La technique s’améliorant et de nombreux codes et tabous restant à combattre, le cinéma érotique a connu ses heures de gloire dans les années 60-70. A partir de la fin des années 50, il devient un genre à part entière. D’autant plus qu’il est associé aux auteurs de littérature érotique. C’est l’envol véritable de l’art érotique, traversant toutes les disciplines, du roman à la sculpture en passant par la chanson et la bande dessinée. Côté Cinéma, on peut situer le point de bascule autour de film comme Dieu créa la femme (1956), Les liaisons dangereuses (1959) ou encore L’amant de Lady Chatterley (1955)… La suggestion est forte et s’inspire hautement d’une littérature déjà existante.

L’érotisme s’introduit dans chaque film

Et puis il y eut un nouveau tournant ; l’interdiction des films érotiques dans les salles de cinéma, exactement comme en d’autres temps, les censeurs interdisaient toute littérature de même nature, alors même que leurs propres préceptes spirituels étaient aussi fondés sur une part d’érotisme. Et ce, depuis la nuit des temps. Dès lors, le genre perd de sa vigueur et peine à exister en tant que tel, d’autant qu’un nouveau genre apparaît et gagne les audiences ; le film pornographique, plus cru, sans histoire, sans émotion, sans préliminaires non plus, presque médical. Ce monde avance toujours de plus en plus vite et le temps n’est plus aux caresses délicates. Pas plus qu’aux jeux de regards ou aux poteries qui tournent inlassablement sur le tour. La sexualité s’exprime désormais pornographiquement, ou ne s’exprime plus ou si peu à travers l’écran. L’érotisme est toujours présent, bien entendu. On le redécouvre au travers d’une scène ou d’une autre (9 semaines et demi, Top Gun, ou même Vicky, Cristina, Barcelona) mais il existe avant tout dans l’intimité. A la limite, on l’expose à des fins commerciales. Voire, on le remplace par le porno chic, désormais devenue l’expression consacrée, sans doute plus moderne. Mais il y a fort à parier que l’érotisme pictural renaîtra une nouvelle fois de ses cendres. Présent depuis que le monde est monde, apparaissant jusque dans les textes bibliques et dans l’ancien testament, figurant en bonne place dans toutes les disciplines artistiques, il est impossible de voir disparaître ce qui fait l’alchimie entre deux êtres, l’envie d’en voir plus, l’incitation au désir…