Bienvenue dans l'univers du massage naturiste à Paris !

Les religions et la vision de l’érotisme

Voilà une vaste question, qui devrait normalement nous prendre bien plus d’un article. Il nous faudrait d’abord commencer par remonter aux origines de l’érotisme, puis celles de la religion et enfin analyser les rapports entre les deux depuis le début de l’histoire des religions, en les passant toutes au crible. Un beau programme en perspective. Programme que nous allons écourter pour nous focaliser sur les ressentis de notre époque. Cette époque dite moderne qui a pour fâcheuse tendance d’opposer foi et érotisme.

L’érotisme est au cœur de la fondation des religions

Contrairement aux idées reçues et bien implantées au cœur de nos inconscients, foi et érotisme ne sont pas antinomiques. Pour dire la vérité, l’érotisme est même encouragé dans nombre de textes fondateurs. Sans même parler à nouveau des philosophies Hindouiste, Bouddhiste et Taoïste pour lesquelles les plaisirs de la chair sont un moyen comme une autre d’atteindre le Tout et la connaissance de soi, on peut évoquer ici les trois grandes religions monothéistes. La littérature évoquant les bienfaits de l’érotisme est bien présente dans le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme. Les auteurs de la littérature érotique relatent par exemple avec précision les conseils conjugaux du prophète Mahomet appelant à ne pas tomber sur son épouse comme un animal, et à la préparer par le regard, la belle parole, la caresse. Mieux encore, selon le sociologue Abdessamad Dialmy exerçant à Fès, « il n'y a aucune antinomie entre le fait d'avoir une foi et celui d'avoir une jouissance charnelle. C'est même une étape vers la réunion divine.»

L’érotisme divinisé

En somme, l’Islam prêche, à sa manière, une forme de Tantra bien connue de la vallée de l’Indus. Depuis plus de 5 000 ans, les Indiens (d’Inde) communient aussi bien dans les plaisirs de la chair que dans la méditation ou les postures de Yoga. L’objectif recherché en fond, quelle que soit la religion, est la connaissance parfaite de soi permettant l’élévation vers Dieu. Parmi les auteurs français spécialistes de la question, l’analyse de Pascal André sur l’obscur objet divin qu’est l’érotisme est intéressante. Mais je ne peux que vous conseiller la lecture de « l’érotisme divinisé », véritable essai sur l’origine du monde (faut-il voir un rapport avec la célèbre toile de Gustave Courbet ?) enrichi d’une iconographie sans équivoque et de magnifiques photographies de détails des temples hindous. L’auteur y définit les 4 sens de la vie selon l’hindouisme (là, pour le coup, rien à voir avec les 4 accords Toltèques, hein…) parmi lesquels se trouve naturellement l’érotisme.

De l’image iconographique à l’image animée

De fait, la question se pose ; alors que l’érotisme semble être une pierre angulaire de la fondation des religions, comment se fait-il que ses bienfaits et son histoire spirituelle soient passés sous silence de cette façon ? Comme d’habitude, une histoire de dogmes, de doctrine, de morale pudibonde, entamée dès le 3ème siècle en Occident et qui n’a jamais cessé de s’étendre (par la force et la menace) et d’envahir les consciences jusqu’à nous faire croire que la caresse d’une main experte sur une peau dénudée était un passeport pour l’enfer. En réalité, les hiérarques du clergé n’ont fait que sécuriser et pérenniser leurs fonctions et leurs pouvoirs en éliminant toute trace du féminin, éludant volontairement les passages des textes fondateurs des religions qu’ils défendent pourtant au profit de leur vision étriquée de simples mortels craintifs. C’est cette même logique qui se trouve à la source de l’éviction des films érotiques des salles de cinéma. Au final, plutôt que d’accepter l’humain dans toutes ses composantes et de lui permettre de multiples accès au divin, le censeur, religieux ou laïque, déresponsabilise l’homme, renie la femme et leur impose une doctrine unique, teintée d’une belle couche de moraline, avant d’aller perdre ses pulsions frustrées au cœur de pratiques sexuelles radicales… mais bien cachées…