Bienvenue dans l'univers du massage naturiste à Paris !

Témoignage ; Estelle, masseuse indépendante

Dans le massage naturiste comme dans d’autres secteurs d’activité, des choix de vie et de carrière s’imposent parfois. C’est le cas pour Estelle, masseuse nue indépendante à Nice. Rien ne la prédestinait à devenir une égérie de du massage érotique. Et pourtant, étape après étape, la jeune femme s’est construite autour de son art. C’est tout un mode de vie qu’Estelle a mis en place afin de satisfaire à ses envies et à ses plaisirs. Elle est aujourd’hui une masseuse naturiste recherchée.

Bonjour Estelle, vous êtes installée à votre compte depuis plusieurs années maintenant. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu votre parcours ?

Quand j’étais jeune, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. A vrai dire, rien ne m’intéressait vraiment. Mon seul objectif, c’était de vivre confortablement, de profiter de ce court passage sur Terre, si possible en m’amusant. Mère Nature m’a doté d’un physique disons agréable. J’ai perçu assez vite que les garçons portaient un regard un peu différent sur moi. Au lycée, j’ai commencé à en jouer un peu. Et puis j’ai fini me servir de ce corps un peu comme d’une arme. Grâce à lui, grâce aux fantasmes qu’il suscite chez les hommes, c’est moi qui ai le pouvoir sur eux. Et je dois avouer que ça m’amuse toujours. Je joins toujours l’utile à l’agréable. Donc, après le lycée, j’ai un peu défilé pour des créateurs locaux. Je me souviens même d’avoir joué à la starlette pendant le festival de Cannes. J’étais jeune. Je me testais. Je me cherchais aussi. Et puis dans ce monde, dès qu’on est un peu bien foutue, les propositions peu recommandables fusent. Heureusement, j’ai été bien entourée. Ça m’a évité de faire des conneries. Un salon de massage naturiste a ouvert dans un quartier où je trainais souvent. Je suis entrée par curiosité, pour prendre des renseignements. Je n’en suis sorti que 3 ans plus tard, pour me mettre à mon compte.

Après avoir appris en salon, vous avez donc opté pour le statut d’indépendant. Pour quelle raison ?

L’argent. Une séance de massage naturiste peut être facturée 300 €. En salon, je touchais un fixe plus une commission. Là, c’est tout pour moi. C’est un bon moyen pour gagner de l’argent avant que mon corps ne me permette plus ce genre d’exercice. Donc j’ai appris vite. Et bien je crois. Je me suis réellement investie dans mon travail et je ne suis pas restée masseuse débutante longtemps et puis j’ai volé de mes propres ailes.

Le passage au statut d’indépendante peut aussi être un piège, non ?

Pas plus que pour un autre métier. Au départ, on se dit que c’est génial, qu’on fait ses propres horaires, qu’on travaille quand on en a envie, qu’on peut se laisser vivre un peu. La belle vie. On n’est plus masseuse de salon. Et puis très vite, il faut se mettre au boulot. Travailler sa technique, travailler son corps aussi, faire attention à son régime alimentaire. Certaines semaines, je passe plus de temps à m’entretenir qu’en séance de massage érotique. Mais c’est à ce prix que l’on dure. Le talent seul et la beauté seuls ne suffisent pas. Je sais que c’est un peu convenu et sentencieux, mais c’est la vérité. Et puis il y a aussi la paperasse à gérer la partie administrative propre à toute entreprise, la comptabilité, les placements financiers et puis, le cœur de métier ; le filtrage. A un moment, je vous avoue avoir eu peur de ne pas parvenir à repousser un certain type de clientèle. Mais avec le temps, on apprend à identifier les gens rien qu’à la voix. Ensuite, c’est u ne question de qualité de prestation, de confiance en soi et de discrétion. Le maître mot, c’est la rigueur. A tous les niveaux.

Combien de temps comptez-vous masser encore ?

Je ne sais pas. Quand mon corps dira stop. Ou quand les clients se feront plus rares, préférant de nouvelles expériences avec de nouvelles masseuses. C’est la vie qui décidera. En attendant, je mets un pécule de côté pour pouvoir continuer à profiter de la vie, même lorsque j’aurai arrêté.