Bienvenue dans l'univers du massage naturiste à Paris !

Quelles sont les origines du massage naturiste ?

Le massage naturiste est en vogue aujourd’hui. Tant et si bien qu’il en passerait presque pour une nouvelle mode pour corps en manques cruels de tendresse. Certaines mauvaises langues diraient même en manque de sexe. Pourtant, le massage érotique est loin d’être une nouveauté. Et s’il ne peut se définir dans la tendresse il n’a pas plus à voir avec le sexe. Le massage sensuel fait déjà son apparition dans la littérature Hindou et nombre d’auteurs se sont fait l’écho des bienfaits de l’érotisme. Les délices que peuvent initier un massage tantrique sont présents de longue date dans la littérature ou dans l’art pictural jusqu’au cinéma moderne.

Le naturisme est au moins aussi ancien que l’Hindouisme

Le massage érotique, naturiste ou sensuel, selon la terminologie employée s’inspire fortement des préceptes du tantrisme, relatif au Tantra, un terme sanskrit vieux d’environ 5 000 ans décrivant et définissant toutes les approches spirituelles permettant une meilleure circulation de l’énergie. Parmi ces méthodes, les postures, les mantras, la méditation ou l’érotisme… Plus tard, le taoïsme puis l’hindouisme plus moderne complèteront cette voie à la fois physique, mentale, émotionnelle et spirituelle. De fait, érotisme et religion sont liés, y compris dans le cœur des religions monothéistes. Ceci étant dit, contrairement à ces religions monothéistes, plus récentes, l’hindouisme ne possède ni dogme imposé, ni fondateur identifié, ni même une institution cléricale unifiée. Plus qu’une religion, il s’agit de préceptes alimentant une philosophie de vie intégrant le tout et sa dualité. De ces temps immémoriaux (on parle de l’âge du bronze dans la vallée de l’Indus !), nous est remontée cette pratique consistant à accéder au lâcher-prise par le biais d’un massage, de caresses et d’effleurements confinant à l’érotisme. Le massage nu se perpétue donc très bien des millénaires après les premières traces écrites vantant ces mérites pour la circulation énergétique et le bien-être du corps et de l’esprit. Depuis, la littérature regorge de passages érotiques, avec plus ou moins de réussite, là où les dogmes monothéistes censurent à tour de pages et appellent à l’auto culpabilisation…

La littérature, exutoire érotique

Dès lors que les versions ascétiques (d’aucuns diront fanatiques) des nouvelles religions ont pris le pas et ont imposé leurs visions du monde sur la population, les arts se sont chargés de les rappeler à la bienveillance du corps. Bien sûr, compte tenu de la jeunesse du terme ‘érotique’, il nous est impossible de nous avancer sur l’étendue dans le passé de ce concept finalement très moderne. Robert Desnos précisait que « L'érotisme appartient en propre à l'esprit moderne [...] Il existait cependant auparavant, mais nul ne s'était avisé de le cultiver ». Alors, l’érotisme serait-il né en occident seulement à la fin du XVIIème siècle ? Sans vouloir amalgamer un concept récent avec un comportement plus ancien il apparaîtrait quand même que ces pratiques sensuelles, même si elles ne revêtaient pas le même vocable, ne sont pas nées d’hier. Et pas plus d’il y a deux siècles. Les auteurs de littérature érotique sont nombreux à nous le rappeler, parmi lesquels les plus anciens.

De l’érotisme dans la grotte de Lascaux ?

Et que dire des peintres et autres artistes picturaux ? On ne compte plus les représentations érotiques ! Dans l’art religieux antique romain par exemple, où lorsque les d’une mortelle avec un Dieu sont très clairement représentées sur les mosaïques de Pompéi. Et quid de l’extase de Marie-Madeleine par Marcantonio Franceschini (tiens ! un petit retour à la religion…) ? Mais mieux encore, selon Georges Bataille, l’érotisme est né bien avant l’écriture, avec l’art rupestre. Carrément ! De fait, l’érotisme serait présent dans la vie de l’homme depuis la nuit des temps, peut-être même avant qu’il ne sache parler. Si l’on s’en tient aux peintures rupestres chères à Georges Bataille, les plaisirs et délices de la chair remontent donc au moins à 40 000 ans. Finalement, c’est la mise à l’index de ces plaisirs qui est récente dans l’histoire de l’humanité, pas sa pratique… L’Homo éroticos serait-il trop libre pour notre bien-pensance moderne ?

De la sphère intime à la sphère cachée

Ce n’est sans doute pas l’industrie du cinéma qui dira le contraire. Elle qui s’est vue interdire toute diffusion érotique sur la grande toile et qui se venge sur les plus petits écrans en transformant l’érotisme en pornographie, en tuant le désir même pour ne se focaliser que sur l’acte. En cherchant à protéger les yeux chastes de scènes grivoises, nous n’avons fait que favoriser l’expansion du pire. D’un côté, l’exposition du corps est devenu tellement tabou qu’il doit faire l’objet d’une demande d’autorisation expresse pour afficher l’érotisme au cinéma (sauf pour vendre un yaourt, bien sûr). Le sang, le cynisme et la violence physique et psychologique sont devenus un spectacle quotidien à portée de tous les regards, même les plus innocents, quand le moindre bout de sein pourrait se révéler trop subversif. De l’autre, le cinéma spécialisé exploite les êtres et dessine une sexualité moderne emprunte de violence à tous les étages, de rapports dominants/dominés sans états d’âmes… Il semble que l’érotisme disparaisse jour après jour au cœur d’une société qui en a pourtant de plus en plus besoin. Désormais, seuls les salons de massage naturiste peuvent encore procurer ce sentiment libre qu’est l’érotisme.